Articles de Presse
Nombreux
sont les articles de presse, plus de 500, qui relatent
toutes les expéditions et projets réalisés par
François Beiger
depuis de très nombreuses années. Voici
quelques médias qui en ont relatés.
*Journal La Croix - samedi 20 février 1999 :
"Jusqu'au bout de ses rêves avec Perce
Neige....
*Figaro
Madame - samedi 24 avril 1999 :
" Faire partager sa passion du Grand
Nord aux handicapés mentaux de l'association Perce
Neige, l'aventurier François Beiger a relevé le défis sur 2800km....
*France-Soir - 4 mai
1999 :
Zoothérapie - Nunavik 99, l'expédition humanitaire
de François Beiger fête son retour à Paris.....
*Paris Match - mai 1997 : Les
Français du bout du monde, François Beiger vit les rêves de Jack London..
Mais aussi :
MONTAGNE 2001
Des chiens à l'assaut
des Alpes : De notre envoyé spécial à Auron
François Beiger a lancé hier ses huskies à l'assaut des Alpes. Vedette de la Trans-alpes,
l'explorateur alsacien a sacrifié hier au médiatique prologue avant de s'enfoncer dans la
montagne pour un périple de 15 jours sur les traces de Paul-Emile Victor.
« C'est un coup médiatique », reconnaît Serge Morel. L'organisateur de la Trans-Alpes
Paul-Emile Victor a autant de besoins de mushers que de caméras. Le prologue du samedi est
donc un vrai show, bâti pour le spectacle, un sprint de 4 kilomètres que les chiens vont
avaler en quelques minutes. Au milieu de douze concurrents, François Beiger se plie aux
exigences de son vieux complice organisateur. Pour l'occasion, toute la meute est sur le pont.
L'Alsacien mobilise ses quinze équipiers à
quatre pattes,
chiens eskimos et huskies.

Le prologue est une vraie vitrine, un exercice de relations publiques que François Beiger
prend avec fatalité. Il a quand même prévu une conférence en
fin d'après-midi et répond à toutes les
questions. Les yeux de ses bêtes font craquer tout le monde. Une spectatrice se pâme devant l'attelage : « Ils feraient mieux de nous passer ça à
la télé plutôt que des séries américaines ». Quand elle apprend que François emmène tout son monde sur les traces de Paul-Emile Victor pour
défendre la cause des handicapés, une autre promet d'aller brûler un cierge dans la chapelle d'Auron. Mais l'homme qui dispose de sa propre « caravane publicitaire » qui le précèdera chaque jour à l'arrivée d'étape avec vente de ses ouvrages, promotion de ses actions pour les
handicapés, est rompu à ce genre d'événement. Il est aujourd'hui en représentation. L'ancien capitaine de chasseurs alpins Serge Morel, passé
dans le camp des organisateurs d'épreuves pour éviter une mutation militaire à Paris est satisfait. Douze concurrents sont au départ.
Et il y aTF1, France 2, France 3, « et tous pour les journaux télévisés », se réjouit le Jurassien. La course est en train de faire son trou. Sorte de guest
star, François n'a même pas eu à verser les droits d'inscription : « Il est le favori naturel, s'enorgueillit Serge Morel, pour nous c'est l'expérience,
l'œil du Canada » ! Sur la liste officielle, la vedette part d'ailleurs sous la bannière du Canada ! Mais le classement, François assure s'en moquer
comme de son premier anorak : « Si la beauté du site l'exige, je m'arrêterai pour contempler, je donnerai à boire aux chiens » !
Le Canada, le Grand Nord, tout ça semble loin pour François Beiger. Quand ses chiens ont joué les tracteurs sur 2 800 kilomètres lors de
l'expédition Nunavik,les 530 bornes de la "PEV" apparaissent anecdotiques. Alors, pensez ! les 4 kilomètres du prologue... Pour réduire la
vitesse, l'explorateur a même prévu de surcharger son traîneau ! Le temps est superbe, d'où, problème : « La déshydratation de mes chiens est
un souci, leur énorme fourrure provoque une condensation plus importante ». On vous le disait, il fait trop beau. En 20 minutes, le prologue est
avalé. Il a fallu retenir les bêtes, plus qu'impatientes d'en découdre, sous les yeux de la princesse Stéphanie de Monaco venue en voisine.
Dimanche commence la vraie Transalpes. Loin de la foule, dans les grands espaces, le contexte idéal pour François Beiger.
Philippe Marchegay
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Dimanche 4 Février 2001.
Trans'Alpes Paul-Émile Victor 2001
Beiger, 3e mais gagnant
Les Contamines.- De nos envoyés spéciaux.
François Beiger n'a pas gagné la
Trans'Alpes. Mais la compétition n'était qu'un prétexte à une autre épreuve, la reconnaissance de
l'autre, vieux défi lancé par un
certain Paul-Emile Victor.
François Beiger et les autres mordus du traîneau à chiens en ont fini hier soir à
20 h 30 aux Contamines, avec la
Trans'Alpes, après plus
de 500 km de glisse.
L'explorateur québéco-alsacien n'avait jamais élevé aussi haut ses Siberian Huskies et ses
chiens esquimaux. A la traîne durant les
premières étapes, il a avalé une partie de son
retard pour grimper sur le podium, sans pouvoir néanmoins suivre le rythme d'enfer
imposé
par Pavel Porubsky, l'athlète tchèque qui court sans doute aussi vite que ses
bêtes. Mais l'essentiel est ailleurs. Au milieu de cinq cents
spectateurs amourachés
des chiens aux yeux de stars, avaient pris place les vrais moteurs de la course de
François Beiger : ses invités.
D'Agde ou de Boulogne-sur-Mer, de Laval ou d'Annecy, l'explorateur a convié à l'arrivée des élèves des établissements Paul-Emile
Victor et des handicapés.

L'ancienne assistante de PEV, l'homme qui traversa les Alpes en traîneau soixante-trois ans avant François Beiger, et la fille de Paul-Emile
Victor ont mmédiatement souscrit à l'initiative de l'Alsacien et ont rallié les Contamines pour l'accueillir. « PEV était un homme calme, se
souvient Denise, mais ce qui le mettait hors de lui, c'était le rejet, le racisme ». Intarissable sur les vertus de Paul-Emile,
Daphné, sa fille,
embraye : « La tolérance est chez nous une seconde nature, l'autre n'est pas celui qui a une autre culture mais une autre façon de fonctionner,
même si des soucis génétiques s'en mêlent ». Paul-Emile Victor n'a pas laissé que des cartes et des croquis mais une foule de préceptes
optimistes qui vous font croire en l'humain. Daphné peut vous en citer en rafale.
Un des préférés : « Vous pouvez construire des châteaux en Espagne, mais il faut y habiter ». Elle applique d'autres recommandations, plus pratiques mais tout aussi chères à un papa qu'elle propulse
initiateur du principe de précaution : « Dans les années cinquante déjà, il nous disait de fermer le robinet quand on se brosse les dents, de ne
pas tirer la chasse d'eau quand on fait un petit pipi, il prévoyait un manque d'eau douce pour les générations futures ». Avec des enjambées
forcément plus modestes, l'explorateur alsacien tente de marcher sur ses traces, professant au gré de ses conférences dans une épreuve qui
porte le nom du mentor PEV, la même foi en la découverte de l'autre. « A Valmorel, par exemple, la salle était pleine, j'ai eu une splendide
ovation », se réjouit l'Alsacien. Celui qu'un journaliste du Dauphiné a étiqueté « Musher au grand
cœur » avoue ne pas avoir eu suffisamment le temps de souffler durant les quinze jours de traversée : « A un moment, j'aurais bien aimé prendre une douche ! » Il a vécu le dîner et la soirée
d'hier avec ses invités, collégiens et handicapés, dans cette « joie du partage » que Denise, la mémoire de PEV, déploie comme l'une des
bannières de l'explorateur.
Philippe Marchegay
© Dernières
Nouvelles d'Alsace, Samedi 17 Février 2001.