Communiqué du 13 décembre 2002

Célèbre vétéran de Grande Baleine, elle reprend du service. Diane Reid dit NON au projet d'Hydro-Québec

On doit à Diane Redi beaucoup de la victoire remporté par la nation crie lors de la mise au rancart par Jacques Parizeau du projet hydroélectrique de Grande Baleine en 1992. Fidèle à ses convictions et à la tradition de ses ancêtres, elle se tourne aujourd'hui contre les leaders de sa propre nation pour remettre en question la récente entente Cris-Québec et les sombres visées d'Hydro-Québec sur le patrimoine national.

Voilà dépoussiérés les canots qui avaient conduit un contingent cri dans le port de New York il y a dix ans, avec à leur bord Matthew Coon Come et Robert Kenny Jr.

Dianne Reid devient la douzième administratrice de Révérence Rupert, portant à six le nombre d'administrateurs cris de l'organisme envionnemental cri-québécois. Communicatrice et journaliste à Radio Canada Nord de 1974 à 1986, Dianne Reid a été membre de la National Arboriginal Communications Sociéty de 1979 à 1989. En plus de mettre sur pied les premiers médias de radio-télévision pour 11 nations amérindiennes du Québec, elle a formé des journalistes autochtones jusqu'en Amérique du Sud, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Mais c'est lors de la croisade contre le harnachement de la rivière Grande Baleine qu'elle s'était méritée la profonde estime des siens et une réputation internationale. Elle avait alors fait connaître les splendeurs des grandes rivières québécoise dans plus de 20 pays, au nom du Grand Conseil des Cris. Après 7 ans de retraite et de réflexion, Dianne reid reprend du service, d'une façon différente cette fois, mais avec une ferveur décuplée.

L'esprit de mes ancêtres ne permettra pas à ma conscience de demeurer silencieuse. La vie et le sang de la rivière Rupert sont en jeu, et l'Esprit de l'eau m'appelle à sa défense, déclare solennellement Dianne Reid dans le langage symbolique de sa tradition, elle qui parle aussi couramment le cri, le français et l'anglais.

Pour la coprésidence de l'aile crie, Lisa Petagumskum, voir Dianne Reid joindre les rangs de l'opposition à la Paix des Braves revêt une importance toute particulière. " La présence de Dianne à nos côtés renforcera la voix de la rivière. Sa relation intime avec la rivière de ses ancêtres saura prouver à tous qu'il est mal de mutiler ce majestueux courant de vie. Révérence Rupert souhaite la bienvenue à cette activiste d'expérience, qui a si vaillement défendu la rivière Grande Baleine mais aussi la rivière Arun, au Népal et bien d'autres encore.