Mercredi
23 avril 2003 :
L’hélicoptère
se pose tout en douceur. À travers la bulle avant de l'appareil je reconnais le grand
Alexandre, casque sur les oreilles, assis à côté du pilote. Les portes
s’ouvrent, et, un après l’autre ils en descendent en commençant par
Anthony. Puis David, Julien, et d’un seul coup j’entends :
- Ha! Mon ami François! Mon ami François!
C’est Alexandre Devis, tout sourire, qui s’avance vers moi les bras grands
ouverts. Puis une deuxième voix :
- Hé François !
Mon François !
C’est Michaël qui me donne une bonne tape dans le dos. Chacun veut me serrer
la main et veut marcher à côté de moi. Puis tous les jeunes m’entourent
pour la photo et les images. Des moments forts en émotions et qui
m’apportent, comme à chaque fois, cette chaleur humaine....

À
sept heures du matin j’entends les premiers pas qui fourmillent déjà dans le
couloir de l’hôtel Nansen. Un regard par la fenêtre, les montagnes se détachent
dans un superbe ciel bleu et par-dessus tout, le soleil apporte dès maintenant
la chaleur à cette journée qui s’amorce. Je pénètre à peine dans la salle
à manger que j’entends déjà la voix de Alexandre :
- Hé ! François ! Mon ami François ! Comment ça va ?
Ce
à quoi je réponds :
- Parfait ! Et vous tous ! Bien passé cette première nuit au
Groenland ?

Cette dernière soirée passée ensemble, avant le départ du groupe prévu demain matin samedi, est pleine d’émotion. Ce ne sont pas les grands discours ni les grandes phrases qui sont importants, mais la richesse des paroles que l’on y met. Non, il n’y a pas une planète handicap, il n’y a que des gens qui n’osent pas les regarder en face et leur serrer la main. Samedi 26 avril, l’hélicoptère vient de décoller pour Kulusuk emportant avec lui les souvenirs d’un grand rêve réalisé tous ensemble !