Le Monde merveilleux des chiens polaires

Rien ne pourra remplacer le sentiment d’équipage, d’un bon conducteur de traîneau connaissant parfaitement ses chiens dont il dépend. Le chien de traîneau nous vient des peuples Inuit qui l’utilisaient pour se déplacer tout au long de l’année.

Pendant les longs hivers arctiques il tirait les traîneaux, et le temps du court été, il se transformait en chien de bât pouvant porter sur son dos jusqu’à son propre poids. Le chien de traîneau, compagnon des peuples Inuit, demeure l’un des mystères de l’Arctique.

CHIENS DE TRAÎNEAU COMPAGNON DE VOYAGE

C’est un chien qui, le premier, a foulé l’emplacement exact du pôle Nord, le 6 avril 1909. C’est encore un chien, qui, le premier, est arrivé au pôle sud le 14 décembre 1911. Ces bêtes splendides, à la fourrure somptueuse, aux yeux en amandes, au regard perçant et intriguant appartiennent à un monde étrange que peu d’hommes peuvent se flatter de connaître et encore moins de comprendre.

UN TRAVAIL DE …CHIEN

Les chiens sont de véritables athlètes. Au début on les appelait « chiens eskimos » ou « chiens polaires ». Ils peuvent être utilisés soit comme chien de trait, soit comme chien de bât. Mais, depuis quelques années, sa beauté en a fait, malheureusement un « chien de mode » et peu de gens connaissent véritablement son caractère et sa destinée. La relation avec l’homme est capitale pour le chien polaire descendant du loup, il a été habitué à vivre avec les humains à qui il a offert sa force.

Le monde où il vivait, l’Arctique, a longtemps été considéré comme invivable. La taïga, immense forêt boréale aux arbres séculaires, la toundra désert illimité, représentent un tiers de la surface des terres émergées. Elles sont bordées par les côtes septentrionales des continents eurasien et américain, formant un anneau brisé par les détroits de Béring à l’Ouest et la mer du Groenland à l’est, limitant l’immense mer Arctique au centre de laquelle trône le pôle Nord. Cette mer, faussement appelée océan Glacial Arctique, est une méditerranée à peine six fois plus grande que celle du sud de la France. Elle est recouverte d’un champ de glaces permanent, en perpétuel mouvement. C’est le royaume des phoques, des morses et de l’ours polaire.

C’est un pays inhumain, hors de toute échelle humaine. Hors-mis les côtes de Norvège et celles du Groenland sud occidental où l’influence du Gulf Stream se fait sentir, les températures varient entre -1° et – 45° C environ. En Sibérie et sur la calotte glaciaire du Groenland, des températures de -50° C sont fréquentes. Les glaces craquent, sifflent, chuchotent, parlent et grondent. Des vents violents s’y succèdent. Ils donnent naissance au blizzard, ouragan de neige et de cristaux de glace soulevé par la tempête que l’on appelle aussi « La poudrerie ». C’est un monde étrange, fantastique, fascinant. Une autre planète, un autre univers. Et pourtant, dans cet enfer blanc, des bêtes et des hommes vivent. Depuis des millénaires ils sont là, en harmonie avec ce du froid.

Déjà plus de 30 ans que j’élève mes magnifiques chiens polaires et je me rends compte que ces chiens appartiennent à un monde étrange que peu d’hommes peuvent se flatter de connaître, et, encore moins de comprendre. Après ces 39 ans d’élevage et de vie de commune avec eux, je peux me permettre de dire : « On se comprend »

De nos jours il existe 5 race de chiens de traîneau

Quelques exemples de traîneaux à découvrir